Administration Publique : Le Ministère de la Fonction Publique suspend 652 agents pour « irrégularités »
Dans une note officielle publiée ce lundi 4 mai 2026, le ministère du Travail et de la Fonction publique a annoncé la suspension à titre conservatoire des salaires de 652 agents. Cette décision fait suite à une série de contrôles rigoureux visant à assainir le fichier de l’État.
L’opération s’inscrit dans le cadre du déploiement du Fichier Unique de Gestion Administrative et de la Solde (FUGAS). Mis en service en novembre 2025, cet outil de pilotage biométrique est devenu le fer de lance de la lutte contre la corruption administrative sous l’égide du ministre François Bourouno.
Selon le département, les 652 agents épinglés présentent des « situations administratives irrégulières ». Les griefs portent notamment sur :
Des incohérences dans les informations personnelles et statutaires ;
Des données suspectes relatives aux lieux de résidence et d’affectation ;
Des dossiers ne répondant pas aux critères de conformité biométrique.
Une suspension de salaire immédiate
La sanction est immédiate et se veut pédagogique. Pour marquer cette mise à l’écart, la mention « Anomalie Vérification » sera apposée sur les bulletins de paie des fonctionnaires concernés. Le ministère précise toutefois qu’il s’agit d’une mesure conservatoire : le temps pour une commission spéciale, instituée auprès de la Direction générale de la fonction publique, de statuer sur chaque cas.
« Elle aura pour mission d’examiner individuellement les situations concernées […] et, le cas échéant, de permettre la régularisation des dossiers conformes », souligne le communiqué officiel.
Au-delà de la simple gestion du personnel, cette réforme est un succès comptable pour le gouvernement. Avec environ 130 000 agents désormais identifiés biométriquement, l’assainissement du fichier a permis de dégager des économies de plus de 233 milliards de francs guinéens au premier trimestre 2026.
Compte à rebours pour les retardataires est désormais lancé et l’étau se resserre pour les agents incriminés. Ces derniers ont jusqu’au 5 mai 2026 pour soumettre leurs justificatifs auprès de leurs Directions des Ressources Humaines (DRH). Passé ce délai, les dossiers non régularisés pourraient faire l’objet de sanctions définitives, voire de radiations.
Envergure224.com
