Diplomatie guinéenne : Morissanda Kouyaté muscle son discours entre « dignité » et « réciprocité »

Diplomatie guinéenne : Morissanda Kouyaté muscle son discours entre « dignité » et « réciprocité »

#Ce jeudi 26 février 2026, le ministre des Affaires étrangères et des guinéens  établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a tenu une conférence de presse pour expliquer le feuilleton des guinéens établis à l’étranger aux allures de plaidoyer pour la souveraineté nationale. Entre défense du bilan des rapatriements et avertissements fermes aux partenaires internationaux, le chef de la diplomatie a réaffirmé sa loyauté envers le General Mamadi Doumbouya.

​​Dr Morissanda Kouyaté a débuté son intervention par une énumération exhaustive des opérations de sauvetage menées sous son égide. De l’évacuation « sous les bombes » au Soudan à la protection des ressortissants en Tunisie et en Ukraine, le ministre a martelé un message clair : l’État guinéen est désormais au chevet de ses fils en détresse.

​« Ceux qui m’insultent aujourd’hui, si le président Mamadi Doumbouya me donne des instructions d’aller les chercher, je le ferai », a-t-il lancé, balayant d’un revers de main les critiques pour se concentrer sur ce qu’il appelle la « conquête de la dignité ».

​Le ton est monté d’un cran lorsque le ministre a abordé la question sensible des expulsions. Adoptant une posture de stricte réciprocité, il a prévenu les capitales étrangères en soutenant que la Guinée n’acceptera plus de traitements asymétriques.

​L’ultimatum : « Tout pays qui expulsera un Guinéen sans raison, la Guinée expulsera un des leurs. »

​Le cas allemand : Concernant les 120 rapatriés d’Allemagne, le ministre a dénoncé la pression de l’Union européenne, tout en justifiant le retour de ceux n’ayant plus de recours légaux comme une alternative humaine à la précarité ou à la prison.

​Le cap politique est fixé : « Un mandat de sept ans »

​L’autre déclaration choc de cette sortie médiatique concerne l’architecture même de la Transition. En affirmant que le président Mamadi Doumbouya dispose d’un « mandat de sept ans » pour redresser le pays, Morissanda Kouyaté apporte une précision de taille et potentiellement polémique sur l’horizon temporel du pouvoir actuel.

​Cette sortie, mêlant fermeté diplomatique et ancrage politique, confirme la volonté de Conakry de redéfinir ses relations avec ses partenaires traditionnels tout en consolidant son assise intérieure.

Naby Camara pour envergure224.com

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L'Equipe de la Rédaction