Guinée : Fatima Camara prend les rênes d’un pôle industriel et commercial unifié.
Dans une atmosphère empreinte de solennité, le ministère de l’Industrie et du Commerce a opéré sa mue ce vendredi 7 février 2026. Sous le signe de la « 5ème République », Fatima Camara a pris les commandes d’un super-ministère unifié, avec une feuille de route claire. « Transformer le potentiel guinéen en souveraineté économique ».
Le temps de la synergie est acté et fini le travail en silos. En fusionnant l’Industrie, le Commerce ,le Président Mamadi Doumbouya joue la carte de l’efficacité structurelle. Pour Fatima Camara, ce rapprochement est un « choix de précision ». L’ambition est limpide : on ne peut construire une industrie robuste sans un marché organisé, et on ne peut moderniser le commerce sans une production nationale compétitive.
La nouvelle ministre ne s’installe pas sur un terrain vierge. Son prédécesseur laisse derrière lui des outils de pilotage stratégiques qui feront office de boussole :
Le Recensement Industriel ,car plus de 11 500 unités répertoriées, une première historique. C’est pourquoi d’ailleurs, la Place de l’Industrie est perçue comme un outil de planification désormais central pour les investisseurs et plusieurs sites industriels nationaux ont déjà repris vie sur le territoire.
Au cœur de son allocution, un nom revient comme un mantra : Simandou 2040. Ce programme de développement socio-économique place l’agro-industrie au sommet des priorités. L’objectif est de capter la valeur ajoutée localement et offrir des débouchés massifs à la jeunesse guinéenne.
« Notre méthode sera simple : Écouter, décider et agir », a martelé la ministre, annonçant une descente sur le terrain dès la semaine prochaine pour prendre le pouls des réalités entrepreneuriales.
Si le cap est fixé, les récifs restent nombreux. Coûts de production, accès complexe aux financements, défis logistiques… Fatima Camara n’élude aucun dossier brûlant. Pour y répondre, elle mise sur le levier de la digitalisation, via l’extension du programme Promécom, destiné à fluidifier les relations entre l’administration et les usagers.
En tendant la main aux partenaires techniques, à la Chambre de Commerce et au Patronat, la ministre affiche sa volonté d’une gouvernance inclusive. L’ère de la transformation est lancée, avec pour ultime juge de paix : le prix du panier de la ménagère et la présence des produits « Made in Guinea » sur les étals internationaux.
Par Naby Camara 628166315
