Guinée : Ibrahima Kalil Condé place les scrutins de 2026 sous le signe de la « Renaissance »
À peine réinstallé dans ses fonctions, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Ibrahima Kalil Condé, a tenu à fixer le cap des mois à venir. Pour le patron de l’administration territoriale, les prochaines échéances électorales ne doivent en aucun cas être perçues comme de simples formalités techniques, mais comme le socle de la nouvelle ère institutionnelle du pays.
Au lendemain de la formation du gouvernement Bah Oury II et de la prestation de serment du Général Mamadi Doumbouya pour un premier mandat septennal, l’heure est à la mobilisation opérationnelle. Lors de sa cérémonie de prise de fonction le 5 février dernier, Ibrahima Kalil Condé a décliné sa feuille de route avec une insistance particulière sur la crédibilité des scrutins à venir.
Après le référendum constitutionnel de septembre 2025 et la présidentielle de décembre dernier, la Guinée doit parachever son architecture démocratique.Le calendrier 2026 s’annonce dense avec une succession de scrutins majeurs :
Législatives pour doter le pays d’une nouvelle Assemblée nationale ;
Communales et Régionales pour concrétiser la décentralisation ;
Sénatoriales, une nouveauté institutionnelle de la Vème République.
« Ces scrutins sont le cœur battant de la démocratie », a martelé le Ministre, rappelant que l’autorité de l’État ne se « proclame pas » mais se démontre par l’efficacité de son service public au quotidien.
Vers une « Administration de Développement »
L’ambition affichée par le MATD dépasse le simple cadre des urnes. Le concept d’administration de développement évoqué par le ministre suggère une mutation profonde, celle de transformer les préfectures et mairies en leviers de croissance économique et sociale. Pour Ibrahima Kalil Condé, la transparence et la probité des cadres seront les « conditions premières de la paix sociale ».
Les défis de la transparence
Alors que le gouvernement a récemment promis une transparence totale sur le financement des élections (intégralement pris en charge par le budget national), le défi reste de taille. L’opposition, bien que fragmentée, scrute de près l’indépendance du processus. En appelant à une « mobilisation totale » de ses services, le ministre Condé tente de rassurer. La réussite de 2026 sera le test ultime de la stabilité de la Cinquième République.
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