Guinée : L’ONASUR au chevet d’un processus électoral en quête d’inclusivité
Face à la menace d’un scrutin amputé d’une partie de sa classe politique, l’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel (ONASUR) a lancé, ce mercredi 6 avril 2026, un appel pressant au Front national pour le développement (FRONDEG) et au Bloc Libéral (BL). L’objectif etait de convaincre ces formations de réintégrer le processus électoral pour garantir la stabilité du pays.
Un climat de tension pré-électorale
L’heure est à la médiation à Camayenne. Alors que les élections législatives et communales se profilent, le paysage politique s’est brusquement crispé après l’annonce du retrait du FRONDEG, porté par l’ancien ministre Abdoulaye Yéro Baldé, et du Bloc Libéral. Un désistement qui sonne comme un signal d’alarme pour la crédibilité de la dynamique démocratique en cours.
« élection n’est pas exclusion »
Devant les médias, le président de l’ONASUR, le Dr Sékou Koureissy Condé, s’est employé à dépolitiser le débat technique sur les candidatures. Revenant sur le chiffre clé de 27 % de dossiers rejetés, il a martelé que ces évictions ne résultent pas d’une volonté politique, mais d’une rigueur administrative.
« Il ne s’agit pas d’une exclusion de personnes, mais d’une non-validation de dossiers ne répondant pas aux exigences », a-t-il précisé, dédouanant au passage la Cour suprême et la Direction générale des élections (DGE) de toute manœuvre d’éviction ciblée.
Le plaidoyer pour le « retour au bercail »
L’intervention de l’ONASUR s’est transformée en un véritable plaidoyer pour l’unité. Se positionnant comme un « avocat » des partis politiques auprès des autorités, le Dr Condé a exhorté les leaders contestataires à ne pas s’auto-exclure du jeu démocratique.
Pour rassurer les sceptiques, l’Observatoire a mis en avant les garde-fous institutionnels mobilisés :La DGE, dont le travail actuel ne présenterait, selon l’ONASUR, « aucune anomalie majeure ».
Au-delà de la simple participation, c’est un changement de paradigme que réclame l’ONASUR. En appelant à ne pas « combattre le processus », l’institution invite les acteurs à privilégier le dialogue et les mécanismes de recours légaux plutôt que la politique de la chaise vide.
Dans un contexte où chaque défection fragilise l’édifice social, le message de l’ONASUR est clair : l’intérêt général et la stabilité de la Guinée doivent primer sur les griefs partisans. Reste à savoir si cet appel à la responsabilité collective sera entendu par le FRONDEG et le BL avant que le train électoral ne quitte définitivement la gare.
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