Guinée : Mamadi Doumbouya place le gouvernement sous « haute pression » pour Simandou 2040
Lors du Conseil des ministres du jeudi 9 avril 2026, le Chef de l’État a durci le ton. Entre le compte à rebours électoral fixé au 24 mai et l’exigence d’un lancement immédiat des projets liés au programme « Simandou 2040 », l’exécutif guinéen entre dans une phase de redevabilité inédite.
Le Palais Mohammed VI de Kaloum a été le théâtre, ce jeudi, d’un recadrage ferme des priorités gouvernementales. Sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya, la session ordinaire du Conseil des ministres a balisé les deux chantiers critiques du trimestre : l’organisation des élections et l’accélération du mégaprojet minier et social Simandou.
Un calendrier électoral sous surveillance
En ouverture de séance, le Président de la République a rappelé l’acte fort posé en début de semaine : la fixation par décret des dates de la campagne pour les élections législatives et communales du 24 mai 2026.
Par la voix de la porte-parole adjointe, Djami Diallo, le Chef de l’État a appelé à un « sens élevé de responsabilité ». Ce double scrutin est perçu comme une étape charnière de la transition, exigeant une implication totale de l’appareil gouvernemental pour en garantir la transparence et la réussite.
Simandou 2040 : L’unique boussole
Au-delà des urnes, c’est le volet économique qui a dominé les échanges. Mamadi Doumbouya a réaffirmé que le programme Simandou 2040 constitue désormais la « seule référence » du développement national.
« Le Président a souligné que la Guinée a désormais une planification rigoureuse de son développement pour le bien-être de ses populations », a rapporté la ministre de l’Environnement.
L’exigence est désormais assortie d’un ultimatum : d’ici la fin avril 2026, chaque département ministériel devra avoir lancé l’intégralité des projets et réformes relevant de la première phase du programme. Un chronogramme serré qui ne laisse aucune place à l’attentisme.
L’heure du grand oral
Pour s’assurer du suivi, le Chef de l’État a instauré une nouvelle règle de transparence : le principe de redevabilité médiatique. Les ministres de l’équipe de Bah Oury sont sommés de se présenter devant les caméras de la télévision nationale. L’objectif ? Expliquer aux citoyens les avancées concrètes et les réformes engagées sous la bannière de Simandou 2040.
Avec ces didirectives, le Président Mamadi Doumbouya lie indéniablement le bilan de son gouvernement à la réussite de ce projet titanesque, transformant ce qui était une ambition minière en un véritable contrat de performance pour ses ministres.
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