Guinée : Ousmane Gaoual Diallo lève le voile sur le transfert de Toumba Diakité.
Au lendemain de la formation du nouveau gouvernement de la Vème République, le porte-parole de l’exécutif, Ousmane Gaoual Diallo, a rompu le silence ce vendredi 13 février. Au cœur de son intervention, le transfert controversé d’Aboubacar Toumba Diakité vers Coyah et les coups de feu ayant secoué la Maison Centrale.
Face à la presse, le ministre porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo a d’emblée confirmé une information qui alimentait toutes les spéculations depuis 24 heures : Aboubacar Toumba Diakité n’est plus détenu à la Maison Centrale de Conakry. Son transfèrement vers l’établissement pénitentiaire de Coyah a été officialisé par le porte-parole.
Voulant dissiper les craintes de l’opinion et des organisations de défense des droits de l’homme, le ministre a martelé que l’intégrité physique de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara a été préservée. « Il a des avocats qui peuvent s’exprimer en toute sérénité pour expliquer le déroulement des faits », a-t-il ajouté, renvoyant la balle à la défense du détenu pour attester des conditions du déplacement.
Tirs à la Maison Centrale : entre fouilles de routine et panique
Revenant sur les détonations qui ont plongé la presqu’île de Kaloum dans l’angoisse, Ousmane Gaoual Diallo a admis l’existence de vives tensions. Selon la version officielle, ces événements découleraient d’une opération de contrôle qui aurait dégénéré en « remous ».
« Les fouilles dans les prisons sont des pratiques régulières. Moi-même, j’en connais un rayon », a rappelé le ministre avec une pointe d’ironie, faisant allusion à son propre passé de détenu politique.
Il a expliqué que ces procédures visent à débusquer d’éventuelles armes ou produits prohibés, tout en reconnaissant que les tirs entendus ont provoqué une « panique générale » amplifiée par les rumeurs sur les réseaux sociaux.
Le gouvernement semble vouloir jouer la carte de la clarté pour éteindre l’incendie médiatique.
Naby Camara
