« Au lieu de travailler avec [nous], Ottawa a riposté avec ses propres droits de douane. A partir du 1er août, nous appliquerons au Canada des droits de douane de 35 % sur les produits exportés aux Etats-Unis, indépendamment de tous les droits de douane sectoriels », a écrit le président américain dans un courrier au premier ministre canadien, Mark Carney, et partagé sur sa plateforme, Truth Social. « Ces droits de douane peuvent être modifiés, à la hausse ou à la baisse, en fonction de notre relation avec votre pays », prévient Donald Trump.
Comme pour chaque courrier envoyé depuis lundi, le président américain a précisé que ces droits de douane viendront s’ajouter à ceux imposés à des secteurs d’activité particuliers, tels que l’acier et l’aluminium ou l’automobile.
Il s’agit de deux des principales exportations canadiennes vers les Etats-Unis, premier partenaire commercial d’Ottawa.
Missives
Un peu plus tôt dans la soirée, Donald Trump avait annoncé, lors d’un entretien téléphonique accordé à la chaîne NBC, qu’il comptait envoyer une missive du même ordre à l’Union européenne (UE) « aujourd’hui ou demain ». « J’aimerais le faire aujourd’hui, a-t-il déclaré. Je discute avec l’UE, qui correspond, comme vous le savez, à plusieurs pays, ainsi qu’avec le Canada. Nous devrions les envoyer [les courriers], dans les prochaines heures. »
Mais c’est le Brésil, jusqu’ici non visé par des surtaxes au-delà de 10 %, qui a connu la plus forte hausse de droits de douane appliqués à ses produits, le président américain annonçant 50 % en réponse aux poursuites engagées contre l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, accusé d’avoir réalisé une tentative de coup d’Etat après sa défaite contre le président Lula.
Initialement, ces surtaxes individualisées devaient commencer à être collectées le 9 juillet, après un précédent report, mais Donald Trump a signé en début de semaine un décret
Dans ses lettres, le président américain assure que toute riposte sera sanctionnée par une surtaxe additionnelle de même ampleur.
