Gbessia : La Gouverneure M’mahawa Sylla troque les gants de velours pour la fermeté républicaine

Gbessia : La Gouverneure M’mahawa Sylla troque les gants de velours pour la fermeté républicaine

Sous le soleil de plomb de ce lundi 12 janvier 2026, l’ambiance n’était pas seulement aux festivités à Gbessia. Si la commune accueillait la gouverneure de Conakry pour célébrer le calme des récents scrutins, la générale M’mahawa Sylla a profité de cette tribune pour administrer une véritable leçon de gouvernance locale. Plongée au cœur d’une visite entre ferveur politique et exigences citoyennes.

​L’accueil est rythmé, coloré. Sur le parvis de la mairie de Gbessia, les délégations de quartier, les administrateurs de marchés et les cadres locaux se sont massés pour saluer celle qui tient les rênes de la capitale. Cette visite, étape clé d’une tournée dans les 13 communes de Conakry, intervient dans un contexte post-électoral apaisé, après un référendum et une présidentielle qui ont redessiné l’horizon politique guinéen.

​C’est M. Mory Diakité, président de la Délégation spéciale, qui ouvre le bal des allocutions. Son discours est une ode à la continuité. Pour lui, le choix de Gbessia est clair : l’attachement au général Mamadi Doumbouya ne se discute plus, il se constate par les chantiers.

​« L’espoir est fondé sur des réalités visibles », lance-t-il, évoquant les transformations urbaines amorcées depuis septembre 2021. À l’écouter, la commune est prête à s’engager pour le premier septennat du nouveau mandat présidentiel, voyant en cette stabilité une opportunité de développement sans précédent.

Mais lorsque la générale M’mahawa Sylla s’installe au pupitre, le ton change. Si elle commence par remercier chaleureusement les citoyens pour leur « comportement exemplaire » lors des élections, elle délaisse vite le langage diplomatique pour affronter les réalités du terrain.

​Regard fixe, ton martial mais pédagogique, la gouverneure martèle ses vérités :

​« La Guinée, c’est chez nous. Aucun étranger ne viendra développer ce pays à notre place. ».

Pour elle, le patriotisme ne se limite pas au bulletin de vote ; il s’exprime dans le respect de l’espace public. Elle pointe du doigt un problème majeur de Gbessia : l’encombrement des chaussées. Les étalagistes qui débordent sur le goudron, les marchés qui étouffent la circulation… Pour la gouverneure, c’est une question de loi, et la loi doit cesser d’être une suggestion.

​« La loi doit être appliquée »

​Le message s’adresse directement aux chefs de quartier et aux secrétaires généraux présents : la complaisance est terminée. La libération des emprises routières est érigée en priorité nationale pour fluidifier la capitale.

​« Que l’on soit maire, chef de quartier ou chef de secteur, chacun doit assumer ses responsabilités », prévient-elle. Pour la gouverneure, le développement durable de la Guinée passera par cette rigueur quotidienne, loin des projecteurs des campagnes électorales.

​Alors que la délégation quitte Gbessia pour la suite de sa tournée, un sentiment domine parmi les cadres locaux : celui d’avoir reçu une feuille de route exigeante. La période de grâce électorale est finie, place désormais au défi de l’ordre et du civisme.

Envergure224.com 

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L'Equipe de la Rédaction