Guinée / Élections couplées : Le fichier électoral franchit la barre des 6,9 millions d’inscrits.
À l’approche des législatives et des communales, la Direction Générale des Élections (DGE) a levé le voile sur la nouvelle cartographie électorale du pays. Entre réintégrations techniques et poussée démographique, le corps électoral guinéen affiche une mutation profonde, portée par une majorité féminine.
C’est un tournant décisif dans le chronogramme électoral. La mise à jour du fichier, présentée par la Directrice Générale des Élections, Djénabou Touré, révèle une augmentation significative du nombre de votants. De 6.748.000 lors des précédentes consultations, le curseur se fixe désormais à 6.948 894 électeurs, soit une progression d’environ 200 000 nouveaux inscrits.
Cette hausse n’est pas seulement le fruit de nouveaux enregistrements, mais aussi d’une opération de « nettoyage » et de récupération de données. La DGE a mis un point d’honneur à corriger les anomalies du passé.
« Plus de 20.000 concitoyens qui étaient dans une situation de « récidivisme » ou qui ne se retrouvaient pas sur les listes vont enfin pouvoir voter », a martelé Djénabou Touré.
Cette réintégration massive vise à renforcer la crédibilité du scrutin et à garantir le droit de vote à des milliers de Guinéens jusqu’ici exclus par des erreurs de base de données.
Les femmes, premier arbitre du scrutin sont considérées comme le chiffre le plus frappant de cette nouvelle mouture reste la sociologie des électeurs. Avec 3.629.766 femmes inscrites contre 3 319.128 hommes, la gent féminine représente 52,2 % du corps électoral. Ce poids prédominant place les enjeux liés à la condition féminine et à la représentativité au cœur des futures stratégies de campagne des partis politiques.
Un déploiement logistique d’envergure.
Sur le terrain, l’organisation devra répondre à l’immensité de ce fichier. Pour absorber ce flux de près de 7 millions de citoyens, la DGE prévoit le déploiement de 23.000 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national.
Si la base de données est désormais stabilisée, le défi se déplace maintenant vers la logistique : l’impression, la distribution des cartes d’électeurs et la formation des agents électoraux seront les prochaines étapes critiques pour transformer ces chiffres en un scrutin apaisé et transparent.
La Rédaction
