Mali : La CEDEAO brise le silence après les attaques sanglantes du 25 avril
ABUJA – Face à l’horreur des massacres perpétrés samedi dernier dans plusieurs localités maliennes, l’organisation régionale sort de sa réserve. Entre condamnation ferme et appel à une union sacrée des forces de défense, la CEDEAO tente de reprendre l’initiative sécuritaire au Sahel.
Le ton est sans équivoque. Dans un communiqué officiel diffusé depuis son siège à Abuja, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a qualifié d’« odieux » les assauts terroristes qui ont endeuillé le Mali ce 25 avril. Pour l’institution, cette nouvelle vague de violence n’est pas seulement une attaque contre un État, mais une agression contre la stabilité de toute la sous-région.
« Ces actes démontrent une fois de plus la nature barbare des auteurs, qui continuent de menacer la paix et la sécurité en Afrique de l’Ouest », martèle le texte.
Au-delà de la compassion, la CEDEAO pose un acte politique fort en appelant à une « riposte collective ». Dans un contexte diplomatique pourtant marqué par des tensions entre Bamako et l’organisation, Abuja exhorte les États membres et les populations à faire front commun.
L’enjeu était de renforcer la coopération transfrontalière entre les services de renseignement.mutualiser les moyens de défense pour stopper l’expansion des groupes armés et de soutenir les autorités maliennes malgré les divergences politiques passées.
Cette prise de parole intervient alors que la menace terroriste semble muter, frappant de manière coordonnée plusieurs points stratégiques. En réaffirmant sa solidarité avec le peuple malien, la CEDEAO cherche à prouver que, malgré les crises institutionnelles, la sécurité demeure le seul terrain où l’unité est une question de survie.
Ci-dessous communiqué
La Rédaction

