​Guinée : Coup de tonnerre à un mois des élections, le FRONDEG claque la porte

​Guinée : Coup de tonnerre à un mois des élections, le FRONDEG claque la porte

CONAKRY – À seulement quatre semaines du double scrutin législatif et communal du 31 mai 2026, le paysage politique guinéen bascule dans l’incertitude. Le Front national pour le développement de la Guinée (FRONDEG), dirigé par l’ancien ministre Abdoulaye Yéro Baldé, a annoncé ce mardi son retrait pur et simple du processus électoral.
​Un réquisitoire contre la « parodie » électorale
​C’est par un communiqué au ton vitriolique, publié à l’issue d’une session extraordinaire de son Bureau politique, que le FRONDEG a officialisé sa rupture avec l’administration électorale. Le parti ne mâche pas ses mots, dénonçant un processus « vicié » et un « schéma cohérent visant à orienter l’issue du vote ».
​Parmi les griefs énumérés, la formation politique pointe du doigt :
​L’instrumentalisation du Code électoral au profit de la mouvance présidentielle.
​Le rejet discriminatoire de ses listes de candidatures.
​L’inertie des organes de régulation, restés sourds aux multiples recours déposés par le parti.
​« Les conditions minimales d’un scrutin libre, transparent et équitable ne sont plus réunies », martèle la direction du parti.
​Une stratégie de la chaise vide assumée
​Ce retrait n’est pas qu’un simple boycott passif. Le FRONDEG décline toute responsabilité quant aux « conséquences politiques et institutionnelles » d’un scrutin qu’il juge déjà frappé d’illégitimité. En retirant ses mandataires et représentants des opérations de vote, le parti de Yéro Baldé tente de fragiliser la crédibilité même du scrutin du 31 mai.
​La communauté internationale prise à témoin
​Face à ce qu’il qualifie d’« exigence démocratique », le FRONDEG se tourne vers l’extérieur. Le parti appelle solennellement la CEDEAO, l’Union africaine et les Nations unies à sortir de leur mutisme pour garantir le respect de la Constitution.
​Quel impact sur la suite du processus ?
​Cette décision crée une onde de choc à Conakry. Alors que la campagne devait entrer dans sa phase décisive, la défection d’un acteur majeur comme le FRONDEG soulève deux questions brûlantes :
​L’effet domino : D’autres formations de l’opposition suivront-elles ce mouvement de contestation ?
​La réaction du pouvoir : Les autorités maintiendront-elles le calendrier coûte que coûte au risque de diriger un Parlement sans véritable opposition ?
​Pour l’heure, ni le gouvernement ni la commission électorale n’ont réagi officiellement à cette annonce.

​Par la Rédaction

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L'Equipe de la Rédaction