Rémy Ngono atomise Antonio Souaré sur RFI : « Il a mis un désordre total dans le football guinéen »

Rémy Ngono atomise Antonio Souaré sur RFI : « Il a mis un désordre total dans le football guinéen »

​À l’approche des élections à la tête de la Fédération guinéenne de football (Feguifoot), l’officialisation de la candidature d’Antonio Souaré continue de faire des vagues, bien au-delà des frontières nationales. Invité dans l’émission Radio Foot Internationale (« Café des Sports ») sur RFI, le chroniqueur camerounais Rémy Ngono a vertement critiqué ce retour qu’il juge inopportun.
​Le ton a rapidement été donné par le consultant, visiblement indigné par la volonté de l’ancien patron du football guinéen de briguer un nouveau mandat. « Il est rouge contre Antonio Souaré, ancien président de la Fédération guinéenne de football, qui revient puisqu’il y a une élection là-bas. On a annoncé une liste, il est là. Il veut reprendre la tête. Mais je me suis dit : ce n’est pas possible ! Pourquoi les gens ne savent-ils pas qu’ils ont échoué ? », s’est-offusqué Rémy Ngono au micro du média international.
​Une gestion synonyme de crise institutionnelle
​Pour l’éditorialiste, le premier passage d’Antonio Souaré à la tête de l’instance dirigeante a profondément marqué le sport-roi guinéen par une instabilité chronique. Il n’a pas hésité à pointer du doigt un bilan entaché par de multiples zones d’ombre, rappelant à l’opinion publique les faits marquants de cette période :
​La sanction de la FIFA : Une condamnation prononcée par la chambre d’éthique de l’instance internationale en mars 2021.
​Les batailles juridiques perdues. Des procédures intentées contre ses propres collaborateurs devant les juridictions compétentes, soldées par des échecs cuisants, notamment devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
​Le cas Amadou Diaby ,le différend l’opposant à son ancien vice-président et proche collaborateur, qui s’est également soldé par un revers judiciaire pour M. Souaré.
​« C’est-à-dire que le TAS dit à Souaré : “Pars, pars, pars faire tes Souaré au village” », a ironisé le chroniqueur, illustrant la sévérité des décisions arbitrales à l’encontre de l’ancien dirigeant.
​Et d’ajouter pour enfoncer le clou : « Au-delà de ça, il entame un procès contre ses collaborateurs, il les perd, il est condamné là-bas. Son proche collaborateur, c’était Amadou Diaby. Il accuse le gars, il est encore condamné. »
​Une sortie imagée sur l’acharnement au pouvoir
​Pour clore sa violente diatribe, Rémy Ngono a fait appel à une métaphore bien sentie, fustigeant l’obstination de certains dirigeants africains à s’accrocher aux responsabilités malgré les échecs répétés et les sanctions essuyées : « Le cochon part toujours là où il y a la nourriture et oublie le coup qu’on lui donne. »
​Cette sortie au vitriol sur une antenne de grande écoute vient pimenter un peu plus une atmosphère électorale déjà sous haute tension au sein de la Feguifoot, où chaque candidature est scrutée et âprement débattue par les acteurs et observateurs du football continental.

Envergure224.com

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L'Equipe de la Rédaction