Retards de chantiers et failles sécuritaires à Matam : Le maire Alseny Camara s’engage pour la transparence aux côtés de la CRIEF
Confrontée à des dysfonctionnements majeurs et à des retards abyssaux dans l’exécution de ses chantiers publics, la commune de Matam se trouve au cœur de l’actualité. Suite à une descente conjointe musclée sur le terrain menée avec le Procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, le maire Alseny Camara monte au créneau pour réaffirmer son engagement ferme en faveur de la bonne gouvernance et de la reddition des comptes.
Des chantiers au point mort et financés par le LANAFIC
La situation critique des infrastructures publiques de la commune a éclaté au grand jour lors de cette récente inspection conjointe. En ligne de mire : plusieurs chantiers d’envergure financés par le LANAFIC (Fonds National d’Appui aux Activités daires et d’Investissements Communaux), dont les délais d’exécution initiaux, fixés à six mois, se trouvent aujourd’hui largement dépassés.
Au-delà des simples retards de livraison, c’est la qualité même du suivi et de l’exécution des travaux qui pose question. Les autorités judiciaires et communales ont ainsi relevé de graves manquements sur le terrain, mettant en péril la rentabilité et l’utilité publique de ces investissements tant attendus par les administrés.
Sécurité compromise dans les écoles : l’affaire d’Hermakono
Plus alarmant encore que les retards de voirie ou de bâtiments, l’inspection de l’école primaire de Hermakono elle aussi toujours en chantier a révélé des failles sécuritaires pour le moins troublantes.
Les équipes ont mis la main sur des résidus de substances illicites et des déchets divers au cœur même de l’établissement scolaire en construction. Une découverte accablante qui met en lumière un manque criant de sécurisation des chantiers communautaires, exposant potentiellement les populations riveraines et la jeunesse à des risques majeurs.
Une collaboration étroite avec la justice
Face à l’ampleur des dérives constatées, le premier magistrat de la commune de Matam a pris la pleine mesure de la situation. Soucieux de préserver l’intérêt supérieur des citoyens de Matam, Alseny Camara a affiché sa volonté de jouer la carte de la transparence absolue.
Le maire s’investit personnellement pour faire toute la lumière sur ces retards et ces manquements, en choisissant de collaborer étroitement avec l’autorité judiciaire. Une démarche saluée comme un tournant décisif pour l’assainissement de la gestion locale.
Vers un renforcement des contrôles communaux
Cette crise fait office de électrochoc pour la municipalité de Matam. Elle constitue, selon l’exécutif communal, un signal fort en faveur du renforcement des mécanismes de contrôle interne et du suivi des marchés publics.
Le maire Alseny Camara a réitéré sa détermination inflexible à veiller à ce que chaque denier public investi profite effectivement aux populations. La municipalité entend désormais s’assurer que les responsabilités de cette débâcle administrative et technique soient pleinement situées, dans le strict respect de la loi.
« Veiller à ce que chaque projet public profite effectivement aux populations et que les responsabilités soient pleinement situées. » Telle est la ligne directrice affichée par la mairie de Matam pour tourner la page de ces dérives.
La Rédaction
