Guinée : Sortie de crise dans l’Enseignement, la grève officiellement suspendue
Après un mois de paralysie totale, le secteur de l’éducation nationale entrevoit le bout du tunnel. L’intersyndicale (FSPE, SLECG et SNE) a annoncé, ce samedi 3 janvier 2026, la levée de son mot d’ordre de grève générale après avoir arraché un protocole d’accord au gouvernement. Les élèves sont attendus en classe dès lundi.
La fumée blanche est enfin apparue au-dessus du ciel éducatif guinéen. Réunis en assemblée générale à Nongo (Conakry) ce samedi, les leaders de l’intersyndicale de l’Éducation ont mis fin à trente-quatre jours de débrayage. Lancé le 1er décembre dernier, ce mouvement de contestation aura marqué l’une des périodes de tension sociale les plus intenses de l’année scolaire.
Un accord « unifié » pour débloquer l’impasse.C’est par la voix de son porte-parole, Aboubacar Diesto Camara, que l’intersyndicale a justifié ce revirement. Le pivot de cette décision est la signature, le jour même, d’un « protocole d’accord unifié » avec les autorités. Si les points précis du document restent à détailler, ce compromis semble répondre aux attentes urgentes de la base syndicale, permettant ainsi de lever les piquets de grève.
« Vu la signature du protocole unifié entre le gouvernement et l’Intersyndicale de l’Éducation, l’intersyndicale décide de la suspension du mot d’ordre de grève générale », a déclaré M. Camara devant une assistance composée de délégués venus de plusieurs préfectures.
Au-delà de l’accord administratif, les responsables syndicaux ont tenu à saluer la « résilience » des enseignants. Le porte-parole a notamment fustigé les pressions subies durant le mois écoulé, remerciant les éducateurs d’avoir tenu bon « malgré les menaces et les intimidations ». Pour les observateurs du dialogue social, cette grève aura surtout prouvé la solidité du bloc formé par la FSPE, le SLECG et le SNE.
L’heure est désormais au rattrapage. L’intersyndicale a lancé un appel à une reprise effective des cours dès ce lundi 5 janvier 2026 à 8 heures.
Ce retour en classe s’annonce néanmoins complexe. Avec plus d’un mois de cours perdus en plein cœur du premier trimestre, le ministère de l’Enseignement Pré-universitaire devra probablement réajuster le calendrier scolaire et les dates des examens nationaux pour compenser le retard accumulé par les élèves.
Naby Camara pour envergure224.com 628166315
