Sécurité Alimentaire et Contrôle des Prix : Mohamed Kadiatou Sylla à côté des commerçants.
Suite au protocole d’accord signé avant le Ramadan et le Carême, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a lancé une mission d’envergure. L’idée etait de s’assurer que ce que les Guinéens mangent est sain et que les prix/poids sont respectés durant cette période de forte consommation.
C’est dans ce elan qu’une mission d’inspection de grande envergure a été déployée ce mardi dans les principaux marchés de la capitale et à l’intérieur du pays.
C’est une opération de « ratissage » qui ne laisse aucun répit aux opérateurs économiques indélicats. Sous l’impulsion de la Ministre de l’Industrie et du Commerce, une délégation conduite par Mohamed Traoré, Directeur national du commerce intérieur, a sillonné durant de longues heures les allées des marchés de Madina, Touyah et Kaporo.
Pour la première fois, les autorités ont opté pour une approche transversale. Cette mission « 3-en-1 » regroupe les piliers de la régulation commerciale en Guinée Les prix sous la loupe de la Direction nationale du commerce intérieur,les poids et mesures étaient Contrôlés par l’Institut Guinéen de Normalisation (IGN) et la qualité dans le domaine de prédilection de l’Office National de Contrôle de Qualité (ONCQ).
« Tolérance zéro pour les produits dangereux »
Interrogé sur le terrain, Mohamed Kadiatou Sylla, Directeur général de l’ONCQ, a rappelé la fermeté de son institution. « Notre mission est simple : retirer du marché tous les produits non conformes qui menacent la santé des Guinéens », a-t-il déclaré.
L’opération, qui s’étend simultanément dans les 33 préfectures du pays ainsi qu’aux points d’entrée (ports, aéroports et frontières terrestres), vise à instaurer un climat de « commerce loyal ». Dans un contexte de forte consommation liée aux fêtes religieuses, la prolifération de produits contrefaits ou périmés constitue, selon M. Sylla, un risque majeur tant pour la santé publique que pour l’équilibre de l’économie nationale.
Entre pédagogie et sanctions judiciaires
Sur le terrain, la stratégie est graduée. Si la priorité est donnée à la sensibilisation pour les fautes mineures, les autorités n’hésitent pas à sévir en cas de danger manifeste.
Cette campagne, qui se poursuivra tout au long de mois de mars, ne sera pas un coup d’épée dans l’eau. Un rapport détaillé sera remis aux autorités à l’issue de cette mission trimestrielle. Ce document permettra de quantifier précisément le niveau de risque de consommation en République de Guinée et d’orienter les futures décisions politiques pour une protection maximale des consommateurs.
Naby Camara

