Real Madrid : Le séisme Xabi Alonso
L’aventure n’aura duré que sept mois. Au lendemain de la débâcle en finale de la Supercoupe d’Espagne face au rival barcelonais (3-2), le Real Madrid a officialisé ce lundi le départ de Xabi Alonso. Entre incompréhensions tactiques et gestion de vestiaire fragilisée, récit d’un divorce éclair.
Par la petite porte. Arrivé l’été dernier avec l’étiquette du « messie » tactique capable de succéder dignement à Carlo Ancelotti, Xabi Alonso quitte déjà la capitale espagnole. Le communiqué laconique publié par la Maison Blanche évoque une séparation « d’un commun accord », mais la réalité du terrain dépeint un tableau bien plus sombre.
La défaite de dimanche face au FC Barcelone a agi comme un révélateur. Au-delà du score (3-2), c’est l’incapacité du Real à imposer son rythme qui a scellé le sort du technicien basque. Le pressing haut, marque de fabrique de son épopée avec le Bayer Leverkusen, n’aura été qu’un lointain souvenir durant cette finale. Pour la direction madrilène, les doutes qui planaient depuis l’automne se sont mués en certitudes : la greffe n’a pas pris.
Le « cas » Mbappé et les choix politiques
Selon des sources proches du Valdebebas, le malaise était plus profond que les simples résultats comptables (le club pointe pourtant à la 2e place de la Liga). On reproche à Alonso une gestion erratique de son effectif :
Des choix « politiques » : Des compositions d’équipe visant à ménager les cadres plutôt qu’à servir son projet de jeu.
La gestion Kylian Mbappé : Le retour précipité du Bondynois pour la finale, visiblement hors de forme, a été perçu comme un aveu de fébrilité et une erreur médicale majeure.
« Entraîner le Real Madrid demande d’autres ressorts que ceux utilisés en Bundesliga. Ici, l’aura tactique s’efface devant la gestion des égos », confie un habitué des coursives du Bernabéu.
Arbeloa, le pompier de service.
Face à l’urgence et faute d’un remplaçant de standing mondial disponible immédiatement, Florentino Pérez a choisi la solution interne. Alvaro Arbeloa, jusqu’ici à la tête de la réserve, récupère les rênes de l’équipe première. Un choix de transition qui rappelle les nominations passées de Zidane ou Solari, avec l’espoir de recréer une unité sacrée avant les échéances européennes.
Pour Xabi Alonso, ce passage éclair ressemble à une immense occasion manquée. Pour le Real, c’est une nouvelle crise de croissance qu’il va falloir gérer avant que le titre national ne s’envole définitivement vers la Catalogne.
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