AFFAIRE ALGASSIMOU DIALLO : L’EX-AVOCAT GÉNÉRAL PRÈS LA COUR SUPRÊME RADIÉ DE LA MAGISTRATURE ET DÉCHU DE SON GRADE DE COMMANDEUR
Le couperet est tombé. Au lendemain de sa révocation retentissante par le Conseil supérieur de la magistrature, Algassimou Diallo essuie une nouvelle tempête judiciaire et administrative. Ce vendredi 21 août 2026, la présidence de la République a porté le coup de grâce à la carrière de celui qui occupait encore récemment les fonctions d’avocat général près la Cour suprême de Guinée, en publiant deux décrets d’une sévérité inédite.
Exclusion définitive du corps des magistrats
Le premier acte présidentiel scelle sans équivoque le sort professionnel du haut magistrat. En application stricte de la Loi organique L/2013/054/CNT du 17 mai 2013 portant statut des magistrats, M. Diallo est frappé d’une radiation définitive de la magistrature. Les autorités motivent cette sanction extrême par des manquements graves aux devoirs de son état, pointant du doigt des violations caractérisées aux obligations statutaires de « réserve, d’honneur, de dignité, de probité et de loyauté ». Une sortie par la petite porte pour une figure jusqu’ici centrale de l’appareil judiciaire guinéen.
Déchu de son titre dans l’Ordre national du Mérite
Pour Algassimou Diallo, le désaveu ne s’arrête pas aux portes des tribunaux. Un second décret vient le déstripuer de sa distinction honorifique. Élevé au grade de Commandeur dans l’Ordre national du Mérite le 28 mars dernier, l’ancien avocat général se voit retirer son titre pour « manquement aux obligations » rattachées à ce rang. Cette déchéance lui fait perdre instantanément l’intégralité des droits et prérogatives associés à cette haute distinction de la République.
Pour faire appliquer ces sanctions sans délai, le pouvoir central a mobilisé ses plus hauts cadres. Le Grand Chancelier de l’Ordre national du Mérite, le Garde des Sceaux, ainsi que les ministres de l’Économie et de la Fonction publique ont été sommés d’exécuter immédiatement ces décisions.
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