Développement économique : KPC, le bâtisseur local au cœur de la dynamique du secteur privé guinéen

Développement économique : KPC, le bâtisseur local au cœur de la dynamique du secteur privé guinéen

À l’heure où la Guinée cherche à refonder les bases de son développement et à accélérer sa transformation économique, la place du secteur privé national se pose avec une acuité particulière. La valorisation des compétences locales, le développement de l’entrepreneuriat national et la constitution d’un tissu d’entreprises solides apparaissent comme des leviers essentiels de la construction d’une économie plus souveraine, plus compétitive et davantage créatrice de valeur.

Dans cette dynamique, la figure du bâtisseur local occupe une place particulière. Des entrepreneurs guinéens ont, au fil des années, pris des risques, investi leurs capitaux, créé des emplois et contribué à la réalisation d’infrastructures indispensables au développement du pays.

Parmi ces acteurs figure Kerfalla Person Camara, dit KPC, président-directeur général du Groupe Guicopres, dont le parcours s’inscrit dans cette génération d’entrepreneurs qui ont choisi de bâtir et d’investir en Guinée.

Qu’on approuve ou non chacune de ses décisions, qu’on partage ou non tous ses choix, une réalité mérite d’être reconnue : son parcours participe à l’émergence d’un patriotisme économique fondé sur l’investissement, la prise de risque et la volonté de faire grandir des entreprises nationales.

Investir en Guinée, construire en Guinée

Dans toute trajectoire d’émergence économique, la constitution d’un tissu d’entreprises nationales solides constitue un enjeu stratégique.

Une économie ne peut durablement reposer uniquement sur les capitaux et l’expertise venus de l’extérieur. Elle a également besoin d’entrepreneurs nationaux capables de mobiliser des ressources, de développer des compétences, de créer des emplois et de réinvestir une partie de la valeur produite sur le territoire.

À travers ses investissements dans le BTP et les infrastructures, mais également son implication dans le sport et d’autres initiatives à caractère économique et social, KPC s’inscrit dans cette logique d’investissement dans l’économie réelle.

L’intérêt du secteur privé national réside précisément dans cette capacité à créer un effet d’entraînement : un chantier fait travailler des entreprises, mobilise des ouvriers et des techniciens, développe des compétences et génère de l’activité pour toute une chaîne de fournisseurs et de prestataires.

L’entreprise nationale devient ainsi bien plus qu’un simple acteur commercial. Elle peut devenir un instrument de création de valeur, de transfert de compétences et de consolidation du tissu économique.

De l’entrepreneur individuel à la construction d’un outil collectif

Mais le développement du secteur privé ne peut pas reposer uniquement sur la réussite de quelques grandes entreprises. Il nécessite également des structures capables de représenter collectivement les intérêts des entrepreneurs auprès des pouvoirs publics et des partenaires économiques.

C’est dans cette perspective que s’inscrit la participation de KPC à la construction du patronat unifié guinéen.

Membre fondateur de cette dynamique d’unification, il fait aujourd’hui partie des dirigeants de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), où il exerce les fonctions de Premier vice-président chargé de l’international.

Cette responsabilité ne constitue pas seulement une fonction honorifique. Elle traduit une volonté de donner au secteur privé guinéen une capacité de représentation plus forte et une ouverture accrue sur les espaces économiques régionaux et internationaux.

Le patronat, dans ce cadre, est avant tout un outil de représentation collective des entreprises. Il constitue un interlocuteur du secteur privé auprès de l’État et des institutions et permet aux entreprises de porter ensemble leurs préoccupations et leurs propositions sur des sujets tels que la fiscalité, l’investissement, l’emploi, la formation, le contenu local, la compétitivité ou encore l’accès aux marchés.

La création d’un patronat unifié répond ainsi à un besoin simple mais stratégique : permettre au secteur privé guinéen de parler davantage d’une seule voix.

Pour un pays engagé dans une profonde transformation économique, disposer d’une organisation patronale structurée, représentative et capable de dialoguer avec les pouvoirs publics constitue un atout institutionnel important.

Un rôle stratégique dans l’ouverture internationale

La fonction de Premier vice-président chargé de l’international confère à KPC une responsabilité particulière dans cette architecture.

L’ouverture internationale du secteur privé guinéen constitue aujourd’hui un enjeu majeur. La Guinée dispose d’importantes potentialités économiques, mais leur transformation en croissance durable suppose de renforcer les partenariats, d’attirer des investissements, de développer les échanges et de permettre aux entreprises guinéennes d’accéder à de nouveaux marchés.

Le rôle d’un patronat moderne consiste donc également à créer des passerelles entre les entreprises nationales et leurs homologues étrangères, les organisations patronales, les investisseurs et les réseaux économiques internationaux.

Dans cette perspective, l’expérience d’un entrepreneur ayant lui-même développé une entreprise guinéenne peut constituer un atout pour porter la voix du secteur privé national au-delà des frontières.

Protéger l’entreprise nationale sans renoncer à l’exigence

La défense des entreprises guinéennes ne signifie évidemment pas qu’elles doivent être placées au-dessus de toute critique.

La transparence, la concurrence, le respect des règles et la bonne gouvernance doivent demeurer des principes fondamentaux. Les critiques fondées sur des faits peuvent contribuer à améliorer le fonctionnement des entreprises comme celui des institutions.

Mais il existe une différence entre la critique constructive et la stigmatisation systématique.

Fragiliser injustement les entreprises nationales qui investissent, emploient et créent de la valeur peut avoir des conséquences qui dépassent largement le sort d’un entrepreneur ou d’un groupe. C’est toute une chaîne économique qui peut être affectée : salariés, fournisseurs, sous-traitants, partenaires et familles qui dépendent de cette activité.

La Guinée gagnerait donc à construire un environnement dans lequel les entrepreneurs nationaux sont encouragés à investir et à prendre des risques, tout en étant soumis aux mêmes exigences de droit, de transparence et de performance que l’ensemble des acteurs économiques.

Le patriotisme économique comme responsabilité collective

Le véritable patriotisme économique ne devrait pas être compris comme un rejet des investisseurs étrangers. Il consiste plutôt à faire en sorte que la croissance du pays bénéficie également à ses propres entrepreneurs, à ses travailleurs et à ses compétences nationales.

Une Guinée économiquement forte sera une Guinée capable d’attirer les capitaux internationaux tout en disposant d’entreprises nationales suffisamment robustes pour participer à la compétition.

Elle sera également une Guinée où l’État joue son rôle de régulateur, où le secteur privé assume sa responsabilité économique et sociale, et où les organisations patronales contribuent à structurer le dialogue entre les différents acteurs.

C’est dans cette vision qu’il convient de considérer la trajectoire de KPC : non pas seulement à travers la réussite d’un homme d’affaires ou d’un groupe, mais également à travers sa participation à la construction d’un secteur privé guinéen mieux organisé, plus représentatif et davantage tourné vers l’international.

La construction de la CGE-GUI, à laquelle il a pris part en tant que membre fondateur et dont il est aujourd’hui Premier vice-président chargé de l’international, constitue à cet égard un prolongement institutionnel de cette dynamique.

Au moment où la Guinée ambitionne de franchir une nouvelle étape de son développement, le pays a besoin d’entrepreneurs qui investissent, d’institutions qui régulent, d’un secteur privé qui innove et d’un dialogue public-privé fondé sur la confiance, la responsabilité et l’intérêt national.

Valoriser ceux qui construisent ne signifie pas renoncer à l’exigence. C’est au contraire créer les conditions pour que davantage de Guinéens puissent entreprendre, investir et participer à la transformation économique de leur pays.

NAC Pour Envergure224.com
Réf. : 621370541

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L'Equipe de la Rédaction