Éducation Nationale : Négociations de dernière minute pour garantir une rentrée scolaire apaisée
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, la pression monte au sein du gouvernement guinéen. Afin d’éviter toute perturbation du calendrier scolaire, le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a engagé une course contre la montre avec le mouvement syndical pour désamorcer les tensions et répondre aux revendications des enseignants.
Une réunion décisive s’est tenue ce mercredi entre Faya François Bourouno, ministre de la Fonction publique, et les représentants syndicaux, notamment le Secrétaire Général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG). L’objectif est clair : dépoussiérer le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 et régler les litiges en suspens.
Blocages salariaux et cas des contractuels
Si l’atmosphère des discussions a été jugée satisfaisante par la partie syndicale, plusieurs dossiers épineux restent sur la table. Mohamed Bangoura, l’un des responsables de l’intersyndicale de l’Éducation, a souligné que de nombreux enseignants en poste continuent de subir des blocages de salaire, souvent liés aux opérations de recensement biométrique ou à l’absence de comptes bancaires. La situation de 274 contractuels temporaires du ministère de l’Enseignement Pré-universitaire figure également parmi les priorités.
Sur le volet de la gestion des carrières, le reclassement des enseignants recyclés et la transposition des grades ont fait l’objet d’engagements fermes. La Direction générale de la Fonction publique s’est engagée à prendre les dispositions nécessaires pour régulariser ces situations dans les meilleurs délais.
L’intégration des contractuels communaux : le point de fixation
Le nœud gordien des négociations réside toutefois dans le sort des enseignants contractuels communaux non encore retenus, ainsi que la situation spécifique des éducateurs de la zone spéciale de Conakry. Pour les syndicats, pas question de faire de concession sur ce dossier central.
« Tant que nous ne les verrons pas avec un numéro matricule, nous ne baisserons pas la garde », a martelé Mohamed Bangoura, réaffirmant la détermination du mouvement syndical à obtenir la titularisation effective de tous les contractuels concernés.
Rendez-vous acté après la fête nationale
Bien que la volonté d’aboutir à un climat apaisé soit partagée, l’accord définitif n’a pas encore été scellé. Les deux parties ont convenu d’observer une trêve à l’occasion de la fête de l’Indépendance du 2 octobre, avant de reprendre le chemin de la table des négociations. Un ultime tour de table est prévu dans la foulée des festivités nationales pour concrétiser les arbitrages et lever le mot d’ordre d’incertitude qui pèse sur le calendrier scolaire.
Fatoumata Camara
