Guinée : Kaïté Sall prend les rênes de la santé avec le cap sur Simandou 2040.

Guinée : Kaïté Sall prend les rênes de la santé avec le cap sur Simandou 2040.

Quatre mois seulement après son départ du département, Khaité Sall effectue un retour remarqué au ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP). Installée officiellement ce mardi 4 février 2026, la nouvelle ministre place son mandat sous les signes de la rigueur budgétaire, de la souveraineté sanitaire et de l’éthique.

​Un retour par la « grande porte »

​C’est dans une atmosphère empreinte de solennité que s’est déroulée la passation de service, sous l’égide du Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano. Devant un parterre de hauts cadres et de partenaires, Mme Khaité Sall a exprimé sa gratitude envers le Chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya, pour cette nouvelle marque de confiance.

​Loin d’une simple nomination administrative, Khaité Sall perçoit sa mission comme un sacerdoce social. Se présentant comme « l’aînée de plus de 11 000 personnels de santé », elle a rappelé l’urgence de répondre aux attentes d’un peuple en quête d’un accès universel et équitable aux soins.

​La santé au cœur du programme Simandou 2040

​La feuille de route de la nouvelle ministre s’inscrit dans une vision macro-économique : celle du programme Simandou 2040. Pour Mme Sall, la transformation durable du système de santé guinéen passe par deux piliers majeurs :

​La modernisation des infrastructures : Poursuivre les réformes structurelles déjà engagées.

​La valorisation du capital humain : Consolider le statut particulier des agents de santé pour garantir un service de qualité.

​« Notre but est de restaurer le pacte de confiance entre les populations et leurs systèmes de santé pour bâtir un modèle plus équitable, plus performant et plus résilient », a-t-elle martelé.

​Rigueur budgétaire et « boussole morale »

​Face aux turbulences de la conjoncture économique mondiale, la ministre a annoncé une gestion de « rupture ». Priorité sera donnée à la transparence et à l’optimisation des deniers publics. Elle appelle à l’émergence de mécanismes de financement innovants afin de réduire la dépendance extérieure et d’asseoir une véritable souveraineté sanitaire.

​L’émotion était également au rendez-vous lorsque la ministre a évoqué la figure de son défunt père, Kèlèfa Sall. En citant son héritage comme une « boussole morale », elle a envoyé un message clair à ses collaborateurs : la probité et l’intégrité seront les conditions sine qua non de la réussite de cette transition sanitaire.

Naby Camara 

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L'Equipe de la Rédaction