Pour lui, des propos de nature à offenser le chef de l’État sont prévus et punis par les textes de loi notamment le code pénal et la loi sur la cybersécurité.
« En effet, sur la question, le Code pénal de Guinée en son article 659 dispose comme suit : quiconque soit par des discours écrits ou menaces proférées dans des réunions ou lieux publics soit par des écrits, des imprimés vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des réunions ou lieux publics soit encore par des placards ou affiches exposés au regard du public offense la personne du chef de l’État est puni d’un emprisonnement d’1 à 3 ans et d’une amende de 200 000 à 2 millions de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement », a-t-il martelé Mamady 2 Touré.
Il a par ailleurs formulé des recommandations à l’endroit du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme d’engager des procédures visant à obtenir l’extradition des blogueurs guinéens en cavale dans les pays occidentaux.
« Nous demandons humblement à ce département de réunir des éléments constitutifs de délit d’outrage au président de la République, d’en rechercher les auteurs et complices et de les mettre à la disposition des juridictions en vue d’être jugés et condamnés conformément aux lois en vigueur. Deuxièmement, nous lui demandons également d’engager des procédures visant à obtenir l’extradition des blogueurs guinéens en cavale dans les pays occidentaux, en vue d’être jugés et condamnés en République de Guinée pour les délits d’outrage au président de la République et aux autorités ou aux personnalités dépositaires de l’autorité publique. Parce que nous avons constaté qu’effectivement, nous avons des concitoyens qui ont pris également ce plaisir d’aller ailleurs et se mettre sur les réseaux sociaux et tenir des propos de nature franchement à déchirer la République », a-t-il regretté.
En s’appuyant sur ces recommandations, Mamady 2Touré a sollicité auprès de l’Observatoire Guinéen de la Cybersécurité d’adresser à la direction générale de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications en vue du blocage de toutes les personnes qui sont tentées d’offenser non seulement le président de la République.
« Cette autorité de régulation des postes et télécommunications doit assurer la régulation du secteur de télécommunications en vue du blocage de toutes les personnes qui sont tentées d’offenser non seulement le président de la République, mais également toute personne dépositaire d’autorité publique et même d’ailleurs tous les citoyens. Aussi, de sanctionner sans aucune complaisance des opérateurs de téléphonie mobile, des fournisseurs d’accès à Internet, des hébergeurs et tout intermédiaire technique dont les agissements ou comportements contribueront à faciliter la tenue de propos injurieux et diffamatoires à l’encontre du président de la République et toute personne dépositaire de l’autorité publique », a conseillé Mamady 2 Touré.
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