Le Forum national de l’eau et de l’assainissement ouvre ses portes à Conakry.
Ce présent forum fait suite à la situation préoccupante actuelle du secteur de l’eau et de l’assainissement à l’effet d’assurer une meilleure gouvernance de l’eau dans le pays.
Il vise à établir et à valider de manière participative une feuille de route des secteurs de l’eau et de l’assainissement alignés sur les priorités nationales. Cette feuille de route servira d’outil pour mobiliser et susciter l’intérêt et le positionnement des partenaires techniques et financiers pour sa mise en œuvre.
Pendant ces trois jours de travaux, les participants débattront de plusieurs thématiques liées à l’amélioration de l’accès à l’eau en milieu urbain, défi et propriété, investissement ; les réformes institutionnelles, organisations, alimentation en eau en milieu urbain ; l’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu rural ; l’accès à l’assainissement en milieu urbain etc….
Le ministre de l’énergie et des hydrocarbures Aly Seydouba Soumah a toyt d’abord rappelé devant les partenaires qu’en dépit de l’abondance des cours d’eau, la Guinée peine à tirer profit de sa dotation naturelle en raison dit-il d’une faible mobilisation et une valorisation insuffisante de ses ressources, une protection inappropriée des ressources en eaux pour satisfaire les besoins socioéconomiques et environnementaux, un sous investissement dans le secteur des infrastructures d’eau, une capacité opérationnelle très limitée des fournisseurs des services d’eau, un faible recouvrement des coûts de service d’eau.
«Ces constats nous éloignent de l’objectif Nº6 de développement durable assigné à chaque Etat d’ici 2030 qui est d’assurer l’accès universel et équitable en eau potable à un coût abordable et pour l’ensemble de la population (…). En effet, le taux d’accès global des populations urbaines à l’eau potable à travers les réseaux de la SEG est d’environ 31% dont 40% à Conakry et 26% dans les villes de l’intérieur avec une desserte par intermittence ou par délestage », soutient le ministre
Tout comme le secteur de l’eau, l’assainissement n’est pas aussi développé en Guinée. Le seul réseau debout se trouve à Conakry et s’il existe quelques stations de traitement des eaux usées et des stations de pompage, elles ne sont pas pleinement opérationnelle.
«Dans le secteur de l’assainissement les difficultés sont similaires avec beaucoup plus d’acuité sur le manque d’infrastructures d’assainissement et la gestion des eaux pluviales et usées non maîtrisée.», a-t-il martelé.
Pour résoudre ce problème, les conclusions des études menées ont estimé le besoin en financement pour les travaux d’infrastructures du secteur d’eau à environ 2 milliards 700 millions de dollars US.
« L’État guinéen a décidé de prendre en charge les 20% de ce montant. De même la banque mondiale a annoncé une contribution de 200.000.000 de dollars US pour financer les projets d’adduction d’eau et d’assainissement.
Toujours dans le même ordre d ‘idées, le ministre du budget Dr. LancinèvCondé, a pour sa part dit que plus d’un milliard de la population mondiale vit dans une extrême pénurie d’eau, dont les conséquences sont à la fois économiques écologiques et stratégiques. Il soutient que pour apporter une réponse à ces multiples effets, les pouvoirs publics doivent développer des politiques et des stratégies appropriées et mobiliser les ressources nécessaires pour permettre la mise en œuvre des projets permettant de couvrir les besoins des populations en eau et réussir l’assainissement en milieu urbain et rural.
Le ministre n’a pas manqué de réaffirmer la volonté du gouvernement pour le paiement des 20% . «Je profite de cette tribune pour réaffirmer l’engagement du gouvernement au paiement des 20% du coût nécessaire », a rassuré le ministre du budget.
Aboubacar Camara directeur général de la SEG, a aussi salué et remercié les partenaires techniques et financiers pour leur investissement à ce secteur. De lavis du DG donner de l’eau à la population reste aujourd’hui, fondamentale, c’est pourquoi, la société des eaux de Guinée SEG s’est mise dans cette logique. Aujourd’hui, il faudrait qu’aussi les clients.
« On ne peut pas interdire les populations de ne pas consommer l’eau de forage. Mais ce qui est aussi dramatique à côté, c’est que les forages constituent une force impuissante de sécurité. Les gens pensent que c’est conforme à l’eau potable, alors que rares sont ces entreprises qui délivrent des certificats de contrôle de qualité physique et chimique et bacterique de l’eau. Aujourd’hui, le rapprochement entre des forces sceptiques des différents cours et les forages en amont constitue un danger. Donc, pratiquement il y’a une suggestion d’insécurité sanitaire de l’eau un peut partout dans le pays. Donc, le gouvernement a pris conscience et les partenaires sont mobilisés, c’est pourquoi, nous pensons qu’après ce forum la solution sera trouvée pour finir avec ça »,a-t-illaisséentendre le DG Aboubacar Camara.
Naby Camara pour envergure224.com 628 166315
