Législatives et communales du 31 mai : Le FRONDEG signe son grand retour

Législatives et communales du 31 mai : Le FRONDEG signe son grand retour

Après des semaines de bras de fer avec les autorités électorales, le Front démocratique de Guinée (FRONDEG) lève son mot d’ordre de boycott. Entre « droits rétablis » et « vigilance maintenue », les responsables du parti ont officialisé ce lundi 11 mai leur réintégration dans la course électorale.
​C’est un ouf de soulagement pour les militants du Grand Conakry. Le FRONDEG, qui avait suspendu sa participation pour dénoncer des irrégularités majeures, revient officiellement dans le jeu politique. Ce revirement de situation a été annoncé lors d’un point de presse tenu au siège du parti, marquant la fin d’une période d’incertitude à moins de trois semaines du scrutin.
​​Pour les cadres du parti, ce retour n’est pas une capitulation, mais une victoire. Souleymane Mara, tête de liste communale à Tombolia, a tenu à clarifier la position de sa formation :
​« Nous avons été rétablis dans beaucoup de nos droits. Quand vous réclamez quelque chose et que vous obtenez satisfaction, même partiellement, il est préférable de revenir. »
​Balayant d’un revers de main les rumeurs de pressions ou de menaces, M. Mara a martelé que cette décision émanait d’une volonté de satisfaire une population impatiente de se rendre aux urnes.
​Le nœud du conflit résidait principalement dans l’invalidation massive des listes du parti dans la zone spéciale de Conakry. Sur ce point, le bilan semble désormais positif pour le FRONDEG. Camara Samba, responsable des questions électorales, a détaillé les avancées obtenues :
​Dans le Grand Conakry : Le parti affirme être désormais rétabli dans l’intégralité de ses droits pour les communales.
​Aux législatives : Les candidatures précédemment invalidées dans certaines circonscriptions stratégiques ont été réhabilitées à 100 %.
​Samba Camara a également salué les récentes prises de parole de Mme Djénabou Touré, y voyant un signe de transparence : « Si les autorités demandent le respect strict de la loi, notamment concernant la démission de certains candidats et l’usage des biens de l’État, c’est une avancée que tout le monde devrait saluer. »
​Si le FRONDEG réintègre le processus, il ne compte pas pour autant baisser la garde. Le parti a instruit ses structures de base de maintenir une « vigilance rouge » sur le terrain. L’objectif est clair : documenter chaque anomalie pour éviter toute violation du code électoral lors du scrutin du 31 mai.
​À l’heure où la campagne s’intensifie, le retour du FRONDEG redessine les équilibres politiques dans la capitale et confirme que la bataille pour les sièges de députés et de maires sera plus ouverte que prévu.

Naby Camara

Share and Enjoy !

Shares

L'Equipe de la Rédaction