​Mamou : La ministre Fatima Camara passe le marché central au crible

​Mamou : La ministre Fatima Camara passe le marché central au crible

Dans le cadre de la campagne nationale de régulation des marchés, la ministre de l’Industrie et du Commerce a effectué une descente musclée au cœur de la « ville-carrefour » ce samedi 14 mars 2026. Entre contrôle des prix, vérification des balances et inspection sanitaire, l’État durcit le ton pour protéger le panier de la ménagère.

​Après Conakry et Kindia, l’offensive gouvernementale contre la vie chère et la non-conformité des produits a pris ses quartiers à Mamou. Accompagnée d’une délégation interministérielle de haut niveau, la ministre Fatima Camara a personnellement arpenté les allées du marché central pour s’assurer que les protocoles d’entente sur les prix plafonds ne restent pas lettre morte.

Pour cette étape, le ministère a misé sur une stratégie de « frappe groupée ». C’est la première fois que la Direction nationale du commerce intérieur, l’Institut de normalisation (IGNM) et l’Office national de contrôle de qualité (ONCQ) opèrent de concert sur le terrain.

​Métrologie : la chasse aux balances truquées. Sangaré Dioumé (DG de l’IGNM) a été formel : si certains instruments sont conformes, d’autres ont été épinglés. Des mesures de vérification immédiate ont été ordonnées pour garantir que « chaque franc payé corresponde au poids réel ».

Qualité : le défi du stockage. Si une prise de conscience globale est notée chez les opérateurs, Mohamed Kadiatou Sylla (DG de l’ONCQ) pointe du doigt l’hygiène et l’aération des magasins. Des inspecteurs resteront en poste pour assurer le suivi, avec la menace de sanctions pour les récalcitrants.

​Mamou : un marché « discipliné » par la concurrence

​Le constat du Directeur national du commerce intérieur, Mohamed Traoré, est encourageant pour les populations locales : à Mamou, les prix sont globalement respectés, voire inférieurs aux plafonds nationaux.

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« La situation ici est particulière, a souligné la ministre Fatima Camara. La proximité des frontières commerciales crée une concurrence qui profite au consommateur, contrairement à ce que nous avons observé à Kindia. »

Vers une extension au secteur de la viande

​La ministre ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Initialement prévue pour trois mois, cette campagne de salubrité commerciale pourrait être prolongée. Elle a notamment annoncé une future collaboration avec le ministère de l’Élevage pour réguler les prix et la qualité de la viande, un secteur de consommation stratégique.

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En quittant la ville après une visite de courtoisie aux autorités morales, la délégation a laissé un message clair : l’État ne se contentera plus de contrôles visuels. Désormais, c’est à travers l’examen des carnets de vente et des prix unitaires que la régulation s’imposera.

Naby Camara pour envergure224.com 

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L'Equipe de la Rédaction