Mines en Guinée : Le Patronat s’engage pour une mixité stratégique
CONAKRY – Dans les salons feutrés de l’Hôtel Palm Camayenne, un tournant s’est opéré ce samedi 25 avril 2026. La première édition du « Women’s Day – Les mines au féminin » a non seulement réuni le gotha du secteur extractif, mais elle a surtout envoyé un message politique fort : l’inclusion des femmes est désormais un impératif de gouvernance pour le secteur privé guinéen.


Le secteur minier guinéen, poumon de l’économie nationale, s’attaque à ses vieux démons : la sous-représentation féminine. Placée sous l’égide de Madame Patricia Lamah, Ministre de la Famille, de la Femme et de la Solidarité, cette rencontre inaugurale organisée par la Chambre des Mines de Guinée a dépassé le simple cadre de la célébration pour poser les bases d’un débat de fond : la justice d’accès et le pouvoir de décision.
La présence remarquée de Madame Maria Diane, Secrétaire générale de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-Gui), a marqué les esprits. En dépêchant sa plus haute figure administrative, le patronat guinéen signifie que la question du genre n’est plus une option sociétale, mais un levier de compétitivité économique.

« Cette participation s’inscrit dans la continuité du rôle structurant du patronat dans l’accompagnement des dynamiques économiques nationales », souligne-t-on du côté de la CGE-Gui.
La Chambre des Mines, membre influent du Bureau exécutif de la Confédération, agit ici comme le bras armé de cette transformation, faisant le pont entre les exigences industrielles et les aspirations à une équité réelle.
Briser le plafond de verre minier

Si la Guinée brille par ses réserves de bauxite et de fer, le tableau est plus nuancé concernant sa main-d’œuvre. Les débats ont mis en exergue quatre chantiers prioritaires pour les années à venir :
L’application stricte des cadres juridiques pour protéger les droits des travailleuses.
L’accès aux postes de direction, là où se dessinent les stratégies minières de demain.
Le renforcement des capacités, pour que l’expertise féminine soit au rendez-vous de la technicité du secteur.

L’implication du secteur privé, notamment via la sous-traitance locale en faveur des entreprises dirigées par des femmes.
L’événement du 25 avril marque une étape symbolique, mais cruciale. En faisant converger performance économique et inclusion sociale, les acteurs du secteur minier guinéen semblent avoir compris que la durabilité de l’industrie extractive passera par une meilleure répartition du pouvoir.

Dans un secteur en pleine mutation, ce premier « Women’s Day » n’est pas qu’une simple journée de réflexion ; c’est le signal de départ d’une restructuration profonde du leadership minier en République de Guinée.
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