Nouvelle Constitution : « Aujourd’hui, nous amorçons ce qu’on appelle le régime sémi-parlementaire », (Dr Fayimba Mara).

Nouvelle Constitution : « Aujourd’hui, nous amorçons ce qu’on appelle le régime sémi-parlementaire », (Dr  Fayimba Mara).

À l’occasion de la passation de service entre le secrétaire général et le chef de cabinet du ministère de la Jeunesse, tenue ce jeudi à Conakry, le secrétaire général adjoint du secrétariat général du gouvernement Dr Fayimba Mara a tenu à clarifier le rôle que chacun de ses promus allait jouer dans sa nouvelle fonction non seulement mais aussi se fondant sur la Décentralisation des pouvoirs du Président de la République avec cette nouvelle constitution qui vient d’être adopté récemment par le peuple de Guinée lors du scrutin du 21 septembre dernier.

Dans son adresse aux promus, Dr. Fayimba Mara s’est exprimé en ces termes : Vous savez, nous sortons il n’y a pas longtemps du référendum avec l’adoption de cette nouvelle constitution qui pourrait plus rapidement vous livrer l’esprit du changement à côté.Vous savez, de 1958 à nos jours, en 2025, ça fait 67 ans, a-t-il déclaré

Selon lui, depuis 67 ans, la République de Guinée a connu ce qu’on appelle le régime présidentiel. Et donc, avec cette nouvelle constitution,naturellement, la donne a changé.
Vous savez, dans le régime présidentiel, le président de la République, il est l’institution moteur du développement. Il est dans l’arène, il est à tous les niveaux, et quand ça ne marche pas,quand il y a des crises, on ne s’en prend qu’à lui, le Président de la République. C’est ça un peu la caractéristique du régime politique, quand c’est le présidentialisme.
Avec cette nouvelle constitution, soutient-il, nous changeons de régime.
« Nous sommes rentrés dans la cinquième République, en même temps que nous changeons le régime politique.Aujourd’hui, nous amorçons ce qu’on appelle le régime sémi-parlementaire.
Le régime sémi-parlementaire, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que le Président de la République, ce n’est pas un dictateur. Ce n’est pas quelqu’un qui aime pour le pouvoir, qui accepte de s’effacer,de s’effacer, de gérer.Si vous voulez, d’autres missions, pas des moindres, mais sur le plan international, la diplomatie, l’image de la Guinée à l’extérieur, donc, si vous voulez, la politique extérieure.
Maintenant, quant à la politique intérieure, tout le poids va être porté sur le Premier ministre.
Et son gouvernement.
La preuve, si vous prenez l’article 63 de cette constitution, elle dit que le Président de la République oriente et contrôle la mise en œuvre de la politique nationale.
Et l’article 186 dispose que le gouvernement de la République définit la politique nationale,
et la met en œuvre sous la responsabilité du président de la République.

Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que le poids du développement, tout le développement à l’interne, le responsable ou les responsables, c’est le Premier ministre et le gouvernement.
Le Premier ministre et le gouvernement vont être dans un proche futur.
Quand la constitution va commencer à rentrer,
en œuvre entièrement, pour le moment, c’est partiel,parce que toutes les forces sociales et politiques qui doivent l’animer ne sont pas encore là.C’est quand nous allons terminer la transition, on va avoir toutes les autorités élues définies par cette constitution.
En ce moment, on va remettre le pouvoir aux autorités élues,et ça va être la fin de la transition. On n’est pas encore sortis de la transition, cette constitution, elle est adoptée, c’est vrai qu’elle a été provoquée,mais elle va s’appliquer partiellement, mais tant qu’elle va rentrer entièrement en œuvre
on va dire que le Premier ministre et le chef du gouvernement,
on va avoir un Premier ministre fort, qui va gérer les ministres.ça ne sera pas comme dans le passé où on dit que le premier ministre est le premier des ministères.
Non, ça, ça va changer.
Si le premier ministre qui va venir,il va être un premier ministre fort,
il va pouvoir discipliner les ministères.C’est-à-dire, s’il n’est pas content de ton travail,il peut te faire partir.
Et donc, parce qu’il va être sous pression,il va être sous une pression impossible.Parce que non seulement il sera témaillé par l’Assemblée,
mais aussi témaillé par le Président de la République qui va veiller à l’application stricte de sa politique.
Donc, vous voyez la phase que vous avancez.Ça veut dire que dans un proche futur,puisque vous prenez le train à marche,
vous avez trouvé déjà que la lettre de mission est en train d’être mise à œuvre.
La mise en œuvre de la lettre de mission avec le contrat de performance, le PAO,les activités doivent être dénouées.
Et après, ce sont les évaluations.Il faut produire les rapports, ce sont les libérables, vous allez être évalué.
L’évaluation, c’est sur la page des libérables.
si vous n’êtes pas bien évalué après,le Président de la République, il ne caresse pas cette fois-ci, il ne caresse pas.
Quand il vous donne un pouvoir, le décret, ça coûte cher. Le décret coûte cher. On ne le donne pas à l’instant.
Quand vous l’avez, il faut le mériter.Il faut le mériter, il faut reprendre.Il faut honorer ses engagements vis-à-vis du président.
Et il faut reprendre vos attentes.Alors donc, c’est ce qui vous attend.
J’avais à vous donner
ce petit conseil.
Parce que, voilà,je n’ai pas échappé à la vigueur du contrôle dans le futur.j’avais ce petit message à vous donner.Il peut être à la vie.

Envergure224.com 

Share and Enjoy !

Shares

L'Equipe de la Rédaction