Sidya Touré : Le parcours exemplaire d’un grand serviteur de l’État

Sidya Touré : Le parcours exemplaire d’un grand serviteur de l’État

Il était  Juriste spécialisé en droit des affaires et diplômé de la prestigieuse École nationale du Trésor de Paris, Sidya Touré incarne la figure du grand commis d’État technocrate. Avant d’accéder aux plus hautes fonctions politiques en Guinée, cet homme de rigueur a forgé l’essentiel de sa carrière en Côte d’Ivoire, où il a occupé des postes stratégiques au cœur des institutions financières et économiques du pays.

​Une ascension au cœur de la haute administration ivoirienne
​Dès les années 1970, Sidya Touré s’impose comme une cheville ouvrière des finances publiques ivoiriennes. Inspecteur du Trésor puis Sous-directeur chargé des finances extérieures et du crédit à Abidjan entre 1972 et 1974, il perfectionne son expertise financière à l’Institut du F.M.I. à Washington au printemps 1974. Parallèlement, il représente la Côte d’Ivoire en qualité de conseiller technique du ministre de l’Économie et des Finances lors des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.
​À la fin des années 1970, il prend les régalions de grands organismes économiques nationaux. Il pilote le Commerce intérieur et la Distribution, dirige la Caisse générale de péréquation des prix, préside l’Office de commercialisation de produits agricoles (OCPA) et siège aux conseils d’administration de sociétés majeures comme la SODESUCRE, la SIR ou encore la filiale pétrolière BP.
​L’artisan des réformes et des négociations financières
​Son expertise stratégique le conduit, dans les années 1980, aux postes de direction de cabinet ministériel. D’abord au Plan et à l’Industrie (1981-1983)  où il supervise le Bureau de développement industriel (BDI) et orchestre le premier programme d’ajustement structurel industriel , puis auprès du ministre d’État (1983-1989). À ce titre, il préside la Commission technique de suivi économique, menant les négociations complexes pour le rééchelonnement de la dette publique et l’élaboration du plan de relance ivoirien.
​Fort de cette expérience, il est nommé en novembre 1990 Directeur de cabinet du Premier ministre de Côte d’Ivoire, fonction qu’il exercera avec distinction jusqu’en décembre 1993, après un passage clé à la tête du cabinet du président du Comité interministériel de coordination économique.
​De la terre au Sommet de l’État guinéen
​Entre 1994 et 1996, Sidya Touré prend les rênes de la Société financière et industrielle du Golfe (SOFIG) et se tourne vers la terre en devenant planteur à Kolon, dans la préfecture de Boffa. Mais l’appel du devoir public le rattrape rapidement : en 1996, il est nommé Premier ministre de la République de Guinée, poste qu’il occupera jusqu’en 1999 pour insuffler rigueur et réformes dans l’appareil d’État.
​Une vie consacrée au service du développement
​Homme d’État accompli, conseiller écouté par de grandes personnalités africaines en matière de bonne gouvernance, Sidya Touré a guidé sa trajectoire par un vœu constant : voir son pays natal prospérer. Aujourd’hui, jetant un regard reconnaissant sur ce riche parcours, l’ancien Premier ministre exprime sa gratitude pour cette carrière d’exception mise au service du bien commun.

Envergure224.com 

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L'Equipe de la Rédaction