Toumba Diakité à la barre : « Dadis a dit que les manifestants vont regretter, il faut les mater… »

Toumba Diakité à la barre : « Dadis a dit que les manifestants vont regretter, il faut les mater… »

Devant les juges du tribunal criminel délocalisé de Dixinn, Aboubacar Diakité dit Toumba, a souligné que c’est dans la matinée qu’il a été informé à travers Marcel Guilavogui et Gono Sangaré que ça n’allait pas en ville.
C’est ainsi, qu’il est allé dire au président de ne pas sortir parce que celui-ci voulait partir. Il déclare avoir instruit le commandant du salon, le nommé Mohamed Condé, d’empêcher Dadis Camara de sortir du Camp, « parce quele président était furieux. Il a même dit ceci : ils (les manifestants) vont le regretter, il faut les mater, le pouvoir est dans la rue », a-t-il révélé.
Il ajoute qu’entre-temps, on l’apprend, que le président Dadis est monté dans le véhicule et le convoi est parti, parce qu’il était le commandant du régiment.

« Quand on m’a dit que le président est sorti, j’ai aperçu Foromo (le féticheur), a qui j’ai dit allons. Je suis sorti avec Foromo seul dans mon véhicule personnel pour voir si le président n’était pas au Stade », a-t-il indiqué.
Dans la déclaration du capitaine Marcel Guilavogui qui soutenait dur comme fer qu’il était alité avant et le jour des évènements.
Toumba Diakité qui a commencé par battre en brèche ces déclarations, a précisé que dans la mâtinée du 27 septembre 2009, qu’il a été mandaté avec Marcel Guilavogui par le Général Sekouba Konaté de réceptionner une délégation de la communauté forestière qui était venue plébiscité le capitaine Dadis, vu que celui-ci était fatigué parce qu’il rentrait d’une mission à la veille (Labé).
« C’est Marcel Guilavogui et moi qui avions finalement présidé la rencontre à la demande du Général Sekouba Konaté. Mais si Marcel se met à dire ici quoique ce soit, c’est lui qui sait. Ce jour-là, le Général Sekouba Konaté lui-même était piégé parce que son avion a fait un atterrissage forcé, mais il s’en est sorti indemne », a-t-il précisé.
Et d’enfoncer : «Marcel Guilavogui faisait ce qu’il voulait, personne ne le contrôlait, lui il agissait pour défendre le pouvoir… Il n’était pas mon adjoint, pas du tout», a-t-il déclaré à la barre

Affaire à suivre 

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L'Equipe de la Rédaction