Lutte contre la fuite des cerveaux : Le patronat guinéen plaide pour une valorisation du capital humain à l’échelle continentale
CONAKRY – La problématique de l’exode des compétences africaines était au centre des débats lors de la 4ᵉ édition de la Conférence internationale sur la fuite des cerveaux des étudiants, organisée récemment par l’organisation APEC Internationale. Ce rendez-vous stratégique, qui a mobilisé institutions internationales, décideurs publics et acteurs du secteur privé, a servi de cadre à une réflexion profonde sur les mécanismes de rétention des talents sur le continent.
Représentant la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI),Maria Diané, Secrétaire Générale de ladite institution : « Nous avons porté la voix du secteur privé national à cette tribune panafricaine »,a-t-elledéclaré.
L’enjeu etait de taille : transformer ce que beaucoup considèrent comme une perte irrémédiable en une opportunité de développement durable pour la Guinée et l’Afrique.
Le climat des affaires comme levier de rétention
Au cours de nos interventions, l’accent a été mis sur la corrélation directe entre l’attractivité de l’environnement économique et la sédentarisation des compétences. Pour le patronat guinéen, l’amélioration continue du climat des affaires n’est plus une option, mais une nécessité impérative pour offrir à la jeunesse des perspectives concrètes d’emploi et d’investissement.
« Il est impératif de mettre en place des mécanismes durables capables de retenir nos talents, d’encourager le retour de la diaspora et de créer un environnement propice à l’innovation et avons-nous soutenu devant un auditoire attentif » a marteléde passage.
Faire de la Guinée un hub d’opportunités
La Guinée, forte d’une jeunesse ambitieuse et compétente, se trouve à la croisée des chemins. L’ambition affichée par la CGE-GUI est claire : construire un espace de stabilité et de confiance. Cela passe par une politique volontariste de valorisation du capital humain, pierre angulaire de toute stratégie de développement émergente.
Pour lui,le défi ne consiste pas seulement à freiner les départs, mais aussi à créer les conditions d’un « brain gain » (gain de cerveaux) en incitant la diaspora à réinjecter son expertise dans le tissu économique local.
Un engagement renouvelé pour l’avenir
En saluant la qualité des échanges de cette rencontre panafricaine, le secteur privé guinéen réaffirme sa volonté de placer l’humain au cœur des politiques publiques. La lutte contre la fuite des cerveaux est un combat de longue haleine qui exige une synergie d’action entre l’État, les partenaires au développement et les entreprises.
Alors que les conclusions de cette conférence tracent une feuille de route pour le continent, la Guinée se positionne pour faire de ses talents — où qu’ils se trouvent — les premiers architectes de sa transformation économique.
Naby Camara




