Ils sont au total neuf (10) orchestres heireux bénéficiaires. Notamment : le Bembeya Jazz, le Nimba Jazz de N’zérékoré, le Kébèndo Jazz de Guéckédou, le 22 Bands de Kankan, le Dirou Band de Kindia, le Djoliba Jazz de Faranah, le Bafing Jazz de Mamou, le sorcenerie rythme de Boké …
Après avoir remercié le chef de l’Etat, les membres du gouvernement et des partenaires pour la concrétisation de cette belle initiative en faveur des hommes de culture. Le ministre Moussa Moïse Sylla à fait comprendre à l’auditoire

Dans son discours, Moussa Moise Sylla soutient que « dans chaque guitare remise aujourd’hui, dans chaque djembé, dans chaque corde de kora pincée ou de balafon frappée, c’est une partie de l’âme guinéenne qui reprend vie. Ce sont nos régions, nos préfectures, nos villages et nos quartiers qui retrouvent leurs souffles, leurs vibrations, leurs voix. », a-t-il martelé.
« Ce n’est pas un geste banal, ni un événement ponctuel. Elle symbolise dans toute sa portée, le réveil profond de notre patrimoine musical, la réhabilitation de nos récits, la réinvention de nos imaginaires et la reconquête de notre fierté culturelle. Dans chaque guitare remise aujourd’hui, dans chaque djembé, dans chaque corde de cora pincée ou de balafon frappée, c’est une partie de l’âme guinéenne qui reprend vie », a déclaré devant un parterre d’artistes.

Et de poursuivre en ces termes :« Nous refusons que notre pays continue d’être un simple réceptacle d’influences extérieures. La place centrale aujourd’hui accordée à la culture dans nos politiques publiques ne relève ni du hasard ni de la simple volonté. Elle s’inscrit dans un mouvement mondial et continental soutenu par des instruments juridiques de référence, tels que la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la diversité des expressions culturelles, l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable ou encore la Charte de la Renaissance culturelle africaine de l’Union Africaine. Tous ces textes consacrent la culture comme un levier fondamental de développement humain, d’inclusion sociale, de paix durable et de croissance économique… »
Aux dires du ministre, ces outils incarnent « le pari pour la relance durable du cinéma populaire guinéen ».
« Nous ne pouvons plus attendre. Il est temps que notre 7e art renaisse, s’organise, s’exprime et reprenne sa place dans l’espace culturel national et international. C’est pourquoi, dans les jours à venir, nous irons défendre l’avant-projet de loi sur le cinéma guinéen. Cette initiative s’inscrit directement dans la vision stratégique du Président de la République sur l’excellence culturelle, le Général Mamadi Doumbouya, et du Premier ministre, chef du gouvernement, M. Amadou Oury Bah, qui ont su placer la culture au cœur de leur ambition pour une Guinée stable, prospère et influente à l’horizon 2040″, a mentionné dans son discours.
Ceci d’après lui, l’engagement du gouvernement ne s’arrête pas aux formations orchestrales. Aujourd’hui, soutient-il, « nous remettons également des kits audiovisuels aux troupes de cinéma populaire, car nous savons ce que représente le septième art dans notre société, un miroir de nos réalités, un outil d’éducation, un puissant vecteur de paix, de sensibilisation et de cohésion sociale. Pendant des décennies, les comédiens, les troupes de théâtre itinérants, les humoristes ont su, avec talent et passion, faire passer les messages les plus nobles à nos foyers, les places publiques, les écoles, les quartiers »,a-t-il ajouté àl’occasion de cette cérémonie de remise.



